L'ISMA-Escryma est basé sur la simplicité, ce qui est illustré par les concepts ci-dessous:
Le terme de bloquer base sur des anciens styles dit traditionnels. L'ISMA-Escryma ne se base pas sur ces anciennes idées, mais utilise des concepts modernes et réalistes. En ISMA-Escryma bloquer veut dire attaquer et ceci dans le but d’éliminer complètement les temps de réactions et le phénomène de surcompensation dû à celui-ci suite à une reconnaissance optique de l’attaque. Le fait de vouloir bloquer une attaque nous oblige à reconnaître l’angle d’attaque, nous met dans une position défensive et passive, c.à.d. en position de victime, nous subissons les mauvais traitements de notre adversaire.
Une maxime dit que le risque de se faire blesser lors d’un combat augmente proportionnellement avec le nombre de techniques utilisées afin de terminer le combat, respectivement avec la durée du combat.
En utilisant une idée d’attaque lors de nos « bloques » nous confrontons notre adversaire avec une frappe puissante et de qualité, c.-à-d. nous nous débarrassons complètement de l’image de victime et évitons complètement les effets de surcompensation dû à des temps de réactions trop longs. L’attaque est la meilleure défense, pour ceci nous utilisons les lignes droites. Nous nous focalisons comme en tir, sur notre cible. En contrattaquant il se peut que nous touchions le bâton de notre adversaire si celui-ci croise la ligne droite d’attaque. Ceci donne une impression de bloque mais n’en est pas un. L'ISMA-Escryma base sur l’idée d’attaquer (1 temps) et non de d’abord bloquer puis contrattaquer (2 temps). De plus, nous attaquons notre adversaire et non son arme, c.-à.-d. nous protégeons les limites de notre corps et attaquons ce qui se trouve dans notre ligne de mire (le corps de notre adversaire). Si son arme est hors de ces limites corporelles nous arrivons à avoir une frappe directe.
Quelques questions qui sont toujours posées :
La réponse: Et alors !
La théorie du « Et alors » répond à toutes les questions susmentionnées avec un simple concept. Elle stipule : qu’elle que soit la force, rapidité, grandeur, etc. de notre adversaire à ces termes : « Et alors ! » Si tu n’as pas été touché frappe-le en premier. Ceci enlève tous tes doutes et tes peurs, de plus l’attaquant devient la propre victime de son attaque. Ainsi, il ne peut plus utiliser ses atouts, tels la force, vitesse, feintes, etc car maintenant il essaye de se protéger de tes « bloques » et il ne peut plus faire son jeu. C’est pour cela : Et alors !!!!!
L'ISMA-Escryma base sur l'idée d'attaquer en vue de terminer le combat le plus vite possible.
Lors de l’utilisation de la boîte et de la théorie du « Et alors » les 3 distances majeures de combat sont prises en considération :
En réalité, il existe 5 distances : il s’agit en plus des distances de projection et celle du combat au sol. Cependant, dans un but de simplification, nous prenons 3 distances de bâton en considération. Les raisons pour lesquelles nous prenons en considérations les 3 distances de combat au bâton sont les suivantes :
Par conséquent, nous utilisons un jeu de jambe adaptif en tant qu’outil pour surmonter les 3 distances majeures. Nous pouvons bouger en ligne droite et rejoindre notre but. Ou nous pouvons utiliser un jeu de jambe hors ligne et rejoindre un but hors ligne. Ou nous pouvons bouger hors ligne afin de rejoindre notre but en ligne. Que vous soyez dans le même angle que votre adversaire ou que vous soyez hors de l’angle de votre adversaire, cela ne fait pas de différence, car : les concepts restent constamment les mêmes !
Afin de générer continuellement une puissance maximale, dans toutes les distances, nous nous plaçons frontalement envers notre adversaire et nos épaules se trouvent face à l’attaquant. Il s’agit du principe dit « nez à nez ». Notre corps forme ainsi un triangle dont la pointe est focalisée sur notre adversaire et la base est formée par notre corps. Notre position est similaire à un sprinteur qui se trouve dans ses starting bloques attendant le coup de feu du départ. Notre genou avant est fléchi, poids du corps sur la jambe avant, la jambe arrière est également fléchie et nous voulons nous pousser vers l’avant avec le ballon de notre pied. Tout notre corps, jambes, pieds pointe en direction de notre adversaire, tel un pitbull en laisse attendant qu’on le lâche.
Types de « bloques » dus à une frappe interférée :
Ces bloques ont pour but de frapper notre adversaire aux mains, côtes, corps ou tête. Si le contact s’effectue bâton contre bâton, ceci veut dire que le défendant a hésité ou réagi trop tard ou est simplement physiquement plus lent.
La boîte est un outil simple de concept, mais très sophistiqué en application. Afin de réduire les distances et le temps d’actions et de réactions pour frapper et ainsi créer une vitesse se basant sur la technique, nous suivons optiquement avec notre bâton la position de l’arme de notre adversaire. Notre arme se trouve en position croisée vis-à-vis de l’arme de l’adversaire, et forme ainsi un bouclier entre l’adversaire et nous même et force ainsi celui-ci à changer son angle d’attaque (et ainsi à créer une ouverture) afin de nous attaquer.
L'ISMA-Escryma est caractérisé par 5 concepts-clés :
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