Histoire & Légendes

Le WyngTjun (en cantonais), en chinois traditionnel, (Yong Chun Quan, en pinyin mandarin), s'est développé en chine il y a environ 300 ans. La rupture moderne de la transmission a fait germer de nombreuses légendes dans son origine.

 

 

Ng Mui , la précurseur

Ng Mui en cantonais, la seule femme à faire partie des cinq ancêtres de Shaolin, ayant survécu à la destruction du temple par les Mandchous. Après s'être battue farouchement, puis avoir fui pour échapper aux persécutions de la part des Mandchous. Elle serait allé se réfugier dans le temple de la Grue blanche, sur le mont Tai Leung. Là elle pu se consacrer à la pratique du Bouddhisme Chan et à la pratique des Arts Martiaux en toute quiétude. Elle réfléchit longuement sur une forme d'Art martial accessible aux plus faibles physiquement et qui leur permettrait de battre des experts d'Arts martiaux externes...Elle fut finalement inspirée par le combat entre une grue et une renarde. Par ses observations, elle créa un nouveau système de combat. L'objectif du système de Ng Mui était de vaincre l'ennemi, non par la force mais par méthode. Dans cet optique, elle retira du style les mouvements de grande amplitude et les mouvements artistiques.

 

 

Yim WyngTjun , la fondatrice et l'épouse fidèle

Ng mui vivant sur le mont Tai Leung à cette époque, et elle se rendait plusieurs fois par mois au village avoisinant pour y faire son marché, où elle aurait rencontré Yim WyngTjun, une jeune fille vendant du Tofu avec son père. Ng mui lui enseigna son style de Wushu, afin pour lui permettre de se défendre. Le nom de cette jeune femme était Yim WyngTjun. La jeune femme parvint à maîtriser l'art martial que lui avait légué Ng Mui. Devant les menaces qui subissaient le temple Shaolin, Yim WyngTjun proposa une réforme. En plus de continuer d'épurer le style en accordant plus d'important au nécessaire et au suffisant qu'à l'esthétisme et la force, la formation d'un maître qui s'étendait ordinairement sur trente ans allait maintenant durer 20 ans: 3 années seraient consacrées au corps, 7 à l'énergie interne et 10 à l'esprit. Les nouvelles générations de maîtres purent ainsi défendre le temple Shaolin.

 

Leung Bok Chau

Yim Wyng Tjun épousa Leung Bok Chau, un marchand de sel. Elle lui transmit le système de combat que lui avait transmit Ng Mui. Leung Bok Chau pratiquait déjà le Kung-Fu avant son mariage. Il n'avait jamais prêté attention aux théories sur l'art martial. Après son mariage, elle lui montra de quoi elle était capable et le battit à plate couture. Elle lui enseigna ensuite l'art du combat. En hommage pour sa femme, il transmit le système sous le nom de WyngTjun Kuen Kung-fu. On dit aussi que le vrai sens de 詠春 est "Promesse d'avenir", un renouveau sectaire de la forte puissance du Lotus Blanc qui avait déjà permis de chasser quelques siècles auparavant l'envahisseur Mandchous. Leung Bok Chau continua à s'entraîner avec sa femme jusqu'à maîtriser lui-même parfaitement le Wing Chun. Par la suite, il enseigna le style à un herboriste nommé Leung Lan Kwai.

 

Histoire moderne

Le style a souffert de la révolution culturelle. Des sifus se réfugièrent au sud de la Chine continentale, c'est à dire à Hong Kong (alors colonie britannique), Formosa (Taiwan) et au Viêt Nam. De ce fait, dans les années 50, seule l'école du Sifu Yip Man (Ye Wen), une école dans le Guangdong a Foshan (Wing Chun Fat San) et une école taïwanaise existaient encore. Mais la transmission filiale continua en parallèle avec la même discrétion, en marge de ces grandes écoles. Comme Yip Man enseigna en cantonais dans sa grande école à de très nombreux élèves, le dialecte cantonais a été adopté en Occident pour désigner les techniques. Il reste en mandarin en Chine et à Taïwan. Aujourd'hui, c'est un des styles les plus connus, réputé pour son efficacité en combats rapprochés. Il s'est grandement propagé aux E.U. et en Europe suite à la légende entretenue sur Bruce Lee, et des nombreuses écoles modernes se sont ainsi créées, alors qu'il est resté relativement peu pratiqué en Chine, au Viêt Nam et a Taiwan

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